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Ambiance « bout du monde » au Naturalia Lodge entre forêt tropicale et océan Indien,

Où le pêcheur qui vit au rythme du soleil croise dauphins et requin-baleine alors que son bateau file vers des coins à carangues ignobilis !
La nuit tombe sur l’île de Nosy Bé que nous venons de quitter. Aux commandes de son bateau Loïc, Le frère met le cap sur la grande île que nous devrions rejoindre dans moins d’une heure. Notre coque qui fend la mer provoque çà et là des gerbes de lumières, cette bioluminescence, comme une pluie météores aquatique, semble répondre  aux scintillements de la voie lactée.
Instants féeriques…

Mais la grande concentration de Loïc rappelle qu’il faut rester très vigilant lorsqu’on navigue de nuit par ici, les petites pirogues à balancier des pêcheurs malgaches n’étant pas éclairées. Bientôt nous passons la barrière de corail et nous sommes en vue des lumières du Naturalia Lodge.
Après la foule et l’agitation des aéroports, voici la quiétude  absolue du centre de pêche qu’ récemment bâtit Loïc Le frère sur la grande île de Madagascar.
Une bonne nuit de repos m’attend, car demain précise Loïc, nous démarrerons fort aux aurores. À l’abri d’une moustiquaire, je me laisse bercer par les stridulations mélancoliques des grillons et l’écho sourd des vagues frappant le sable fin tandis que les premiers cris des lémuriens nocturnes retentissent depuis les grands arbres.


extrait de Voyages de pêches (Novembre 2014)

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